un truc simple

j'ai décidé de me simplifier la vie, plus naturellement aussi... je vous y ferai par de mes dernières trouvailles, astuces ou idées... et j'attendrai toujours avec plaisir que vous me disiez ce que vous en pensez....

08 mai 2009

quinoa

Le quinoa: bio et équitable?

Produit phare du commerce bio et équitable, le quinoa a le vent en poupe. Il est depuis quelques dizaines d'années massivement exporté de Bolivie, principal pays producteur. Mais la demande croissante pourrait mettre en péril le fragile équilibre économique et environnemental des hauts plateaux andins.

Le quinoa, ou Chenopodium quinoa, est une plante herbacée annuelle de la famille des Chénopodiacées. Considéré comme une pseudo-céréale, il est en réalité plus proche du légume, de la même famille que les épinards et les betteraves.

C'est bien joli tous ces noms scientifiques, mais à quoi ça ressemble? Vous en avez sûrement déjà vu, d'autant que le quinoa connaît depuis une vingtaine d'années un succès grandissant. Il s'agit d'un tout petit grain rond entouré d'un germe blanc (il existe aussi du quinoa sauvage de couleur rouge) connu pour ses qualités nutritionnelles remarquables.

Histoire

Le quinoa est cultivé depuis des millénaires - plus de 5000 ans - sur les hauts plateaux andins, pour son exceptionnelle résistance aux contraintes environnementales, notamment au gel (plus de 200 jours de gelée par an) et à la sécheresse.

Il est aussi nommé « riz des Incas » ou « chisiya mama », qui signifie en quechua « graine mère ». Cela illustre bien son importance au sein des civilisations pré-colombiennes. Il constituait avec le haricot, la pomme de terre et le maïs la base de l'alimentation des Incas, mais contrairement à ces derniers, il n'a pas séduit les conquérants espagnols qui en remplacèrent la culture au profit de celle du blé et de l'orge.

Dans les années 1970, les Occidentaux en quête d'une alimentation plus saine découvrent la petite graine. Grâce à ses qualités nutritionnelles et son goût elle conquiert peu à peu l'Europe et l'Amérique du Nord. La France en est même devenue le premier consommateur européen.

La demande croissante, la perspective d'un marché juteux et la difficulté d'adapter une production à grande échelle aux hauts plateaux escarpés de Bolivie poussent d'autres contrées à se lancer dans la culture du quinoa. Elle s'étend aujourd'hui aux milieux très divers du littoral Pacifique, de l'Altiplano central ou des vallées subtropicales des Andes, ainsi qu'à près de cinquante pays dans le monde.
Les effets de la production massive en Bolivie

S'il constitue un formidable espoir pour les populations locales des zones de production, notamment dans le sud-est de la Bolivie, l'engouement pour le quinoa n'est pas sans laisser planer d'importants risques au-dessus de leurs têtes.
effets économiques et sociaux.

La grande distribution a flairé dans le quinoa un marché juteux et en a empli ses rayons bio et équitable. L'effet sur la production est considérable: la Bolivie a vu ses exportations exploser (elles sont passées selon l'organisme bolivien Ceprobol de 2 300 à 7 640 tonnes entre 2003 et 2006).

La part de la production destinée à l'exportation est vendue à de grosses organisations comme Anapqui - une organisation paysanne nationale tournée vers le commerce équitable - ou Jatary - une usine franco-bolivienne liée à Carrefour, pratiquant également le commerce équitable, qui impose la jachère mais subventionne l'achat de tracteurs.

Certes le boom du quinoa permet aux cultivateurs et leurs familles de subsister; il limite l'exode rural des populations extrêmement pauvres de l'Altiplano bolivien mais il n'est pas sans contrepartie.

La demande croissante tire le prix du quinoa non labellisé « commerce équitable » vers le bas. Pire, certaines filières dites équitables adoptent un comportement plus mercantile que solidaire, à plus forte raison depuis que les requins de la grande distribution sont entrés dans la bataille.

Autre revers de cette belle médaille, un vent d'individualisme et de conflits sociaux s'est instillé au sein de la population locale, fragilisant leur administration pluriséculaire en organisations paysannes.

Traditionnellement, l'agrosystème de l'Altiplano était régi par les mantas: les cultures, dont celle du quinoa, étaient cantonnées aux côteaux épargnés par le gel. Elles étaient fertilisées par le fumier produit par les troupeaux de lamas qui occupaient la puna - la grande plaine couverte d'une prairie naturelle que forme l'Altiplano à 4000 mètres d'altitude. La fertilité des sols était renforcée par l'assolement triennal géré par la communauté.

Pour suffire à la croissance exponentielle de la demande, beaucoup de producteurs renoncent à ces méthodes, bouleversant ainsi l'équilibre environnemental.
Le quinoa a envahi la puna, accessible aux tracteurs et plus spacieuse, reléguant les lamas sur une portion congrue de la plaine. Les rotations des cultures ne sont plus respectées et les tracteurs creusent trop profondément les sols, favorisant le développement des insectes.

Les conséquences sont lourdes: la fertilité des parcelles s'amenuise, l'engrais naturel produit par les lamas ne suffit plus et les cultivateurs recourent à des engrais.

Faut-il continuer à acheter du quinoa ?
La question est posée : en consommateurs responsables, il importe de ne pas gâcher l'impact éminemment positif - le fait est suffisamment rare pour le souligner - du développement d'une culture, qui bénéficie à une société traditionnelle andine et à l'écosystème qui l'accueille, pour peu que soient maintenus la structure sociale paysanne et le mode de production originels.

Si c'est là notre but, une seule solution : tournons le dos à la grande distribution, qui n'a cure du bien-être des paysans et des terres de l'Altiplano.
Choisissons des échoppes qui aspirent à vendre sans se compromettre vis-à-vis de la dignité des peuples, de leur identité, de leurs cultures, de la nature.

Posté par seuleseulesseule à 08:20 - produits naturels... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 novembre 2008

HE et femmes enceintes ou allaitantes

Pour les femmes enceintes ou allaitantes, voici une liste des HE à éviter pendant ces périodes :

Les femmes enceintes ou qui allaitent sont, de plus en plus et à juste
titre, à la recherche de remèdes naturels pour guérir tous les petits
maux sans passer par les molécules chimiques. L'aromathérapie attire de
nombreuses futures mamans, mais il faut être très prudents avec les
huiles essentielles lors de la grossesse. Elles ne sont pas toutes sans
danger.

Pendant les trois premiers mois de grossesse, l'utilisation des
huiles essentielles est fortement déconseillée. Pour les mois suivants,
la dose utilisée et le mode d'administration est très important. Il
faudra toujours utiliser des dilutions raisonnables (elles varient
selon les huiles essentielles). Par voie cutanée, préférez les produits
commercialisés spécialement pour les femmes enceintes et qui sont peu
concentrés en huiles essentielles.

La diffusion est le mode d'utilisation le moins dangereux à
condition d'employer des huiles essentielles non toxiques par
diffusion, toujours en respectant les doses. La diffusion ne dépasse
jamais un quart d'heure par heure pour ne pas saturer l'air en
molécules aromatiques.
La voie orale est à éviter sauf avec avis médical.
La voie cutanée pourra être utiliser en massage avec des concentrations
maximales de 3 à 4 % d'huiles essentielles dans une huile végétale.

Certaines familles d'huiles essentielles sont à proscrire chez la femme enceinte ou allaitante :
    * Huiles essentielles à cétones : elles sont abortives (font avorter), neurotoxiques, épileptisantes, hypertensives.
exemples : la Sauge officinale (différente de la sauge sclarée), la Menthe poivrée
    * Huiles essentielles à phénols : elles sont dermocaustiques, irritantes pour les muqueuses, hépatotoxiques à hautes doses
exemples : Cannelle de Ceylan, Clou de girofle, Thym à thymol, Origan
Celles-ci ne doivent jamais être utilisées par voie cutanée.
    * Huiles essentielles à aldéhydes : elles sont dermocaustiques, irritantes pour les muqueuses
exemples : Eucalyptus citronné, Lemon grass, Cannelle de Ceylan
    * Huiles essentielles à composés soufrés : elles sont dermocaustiques, irritantes pour les muqueuses, révulsives
exemples: Ail, Carvi, Oignon Comme les huiles essentielles sont lipophiles et liposolubles,
elles peuvent se retrouver dans les tissus fœtaux et dans le lait
maternel.
A noter que, même si l'huile essentielle de Jasmin ne
contient aucun de ces composants, elle est tout de même déconseillée
pendant l'allaitement car elle freinerait les montées de lait.

Pour vous aidez à vous y retrouver, voici un petit classement des principales molécules composant les huiles essentielles :
    * cétones (finissent en "one") : thuyones, pinocamphone, pulégone, camphre
    * phénols (finissent en "ol"): eugénol, thymol, carvacol
    * aldéhydes (finissent en "al") : citronellal, géranial, néral
En résumé, l'utilisation des huiles essentielles chez la femme enceinte
ou allaitante doit vraiment se faire avec beaucoup de précautions et
jamais avant 3 mois de grossesse. Les femmes enceintes ou allaitantes
devront choisir des huiles essentielles non toxiques et utiliser de
préférence la diffusion.

Posté par seuleseulesseule à 10:19 - huile essentielle - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

daucus carota, la semence de carotte sauvage

Hydrolat de carotte, il s'agit du daucus carota, la semence de carotte sauvage, Wild carrot seed.

Propriétés thérapeutiques :
dépuratif hépato-rénal
purificateur sanguin
régénération hépato-biliaire
régénération cutanée
neurotonique
régulateur cardio-vasculaire

indications traditionnelles (voie orale)
cholestérol, hypertension
dermite, eczema
trouble digestif
trouble hépato-rénal, diabète

indications thérapeutiques cosmétiques
inflammation cutanée, eczéma, psoriasis
peau fatiguée et dégénérée
peau couperosée

indications énergétiques et psycho émotionnelles
manque de certitude, manque d'ancrage, peur
dispersion mentale
besoin excessif d'être rassuré et sécurisé
difficulté à partager
difficulté à vivre le temps présent

Posté par seuleseulesseule à 10:13 - ordonnance de Dame Nature - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

16 septembre 2008

des crêpes sans lait

Depuis quelques temps je fais des crêpes sans lait, enfin sans lait de vache ou chêvre...
DSCN4920

En fait le midi nous mangeons du riz (ce midi avec des orties, voir mess précédent...) puis l'excédent de riz je le recuit avec une grande quantité d'eau. Je mixe le tout en rajoutant encore de l'eau.
Avec le liquide obtenu je fais mes crêpes comme d'habitude.

Puis on les mange avec notre "nutella" maison....

Bon appétit!

Posté par seuleseulesseule à 21:16 - cuisine - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

riz aux orties

Premièrement cuieillez des orties.... mais non ça pique pas, lol!

DSCN4903

Puis les trier... on ne garde que les feuilles...
DSCN4904

je coupe les feuilles et les petites avec une pince à épiler (préparation à l'écriture) les ramassent et les mettent dans un saladier...

Puis je fais peser le riz à une des petites. (cours de maths).
DSCN4906

On fait cuire comme des épinards.
DSCN4907

On mixe.
DSCN4909

On mélange à de la béchamel
DSCN4912

DSCN4910

Puis on mélange au riz.

DSCN4913

Bon appétit!

Posté par seuleseulesseule à 21:13 - cuisine - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 mars 2008

les fougères aigles

Fougère aigle (Pteridium aquilinum)

images_1

Classification classique
Règne     Plantae
Sous-règne     Tracheobionta
Division     Pteridophyta
Classe     Filicopsida
Ordre     Polypodiales
Famille     Dennstaedtiaceae
Genre     Pteridium
Nom binominal    Pteridium aquilinum

La Fougère aigle ( Pteridium aquilinum = Pteridium aquilina du latin pteris, fougère, et de pteron, aile et aquila pour aigle), aussi appelée "Grande fougère" ou fougère commune, est une fougère de la famille des Dennstaedtiaceae.
Elle est très commune et cosmopolite.
On la retrouve jusqu'à 2000 m d'altitude.

Si l'on arrache la grande feuille développée, qui forme à elle seule ce qu'on appelle ordinairement une fougère (la crosse), et qu'on coupe la base brune et noirâtre de cette feuille, on remarque, sur la section, l'apparence d'un aigle à deux têtes; d'où le nom de Fougère-aigle.

La fougère aigle possède un rhizome noir, fibreux et ramifié, rampant profondément sous le sol (30 à 40 cm), qui peut devenir très grand (jusqu'à 50 m) et très vieux (jusqu'à 1000 ans).
À partir de ces rhizomes naissent à chaque printemps des frondes de très grande taille (jusqu'à plus de 3 m de long et des rameaux de 1 cm de diamètre) non persistantes l'hiver. Elles sont de forme triangulaire caractéristique avec tendance à se courber parallèlement au sol, et elles possèdent un pétiole très long et épais. Les frondes sont divisées plusieurs fois ( parfois quatre fois ) : les divisions primaires sont alternées et opposées. Les segments de ces frondes sont également triangulaires, sessiles et un peu enroulés sur les bords.
Les sporanges, rares, se situent sur la face inférieure des frondes et protégés par le bord replié du limbe qui forme une indusie. Cette fougère possède un long rhizome horizontal qui lui permet de coloniser rapidement son milieu. Sa sporulation est souvent stérile et est disséminée par le vent (anémochore)

La Fougère aigle se développe dans des stations en pleine lumière ou semi-ombragées, souvent sur des sols pierreux ou sableux et toujours acide et assez profond. Elle est indifférente à l'humidité du sol. En France, sa préférence pour les hivers doux, explique sa grande répartition sur le domaine atlantique. Néanmoins, elle est cosmopolite et se développe depuis le niveau de la mer jusqu'à 2000 m d'altitude, des étages collinéens à montagnards et supraméditerranéens. Il semble qu'il existe différents écotypes. Ainsi, on retrouve Pteridium aquilinum à la fois sur des sols carbonatés et sur d'autres décarbonatés.

Les peuplements de fougère aigle sont souvent nommés « ptéridaies ».
On retrouve ces peuplements en forêt claire et acides en particulier les chênaies sessiles et rouges (Quercetalia robori-petrae), les hêtraies-chênaies (Lonicero-Carpinenion) et les hêtraies (Luzulo-Fagion) ainsi que les forêts denses montagnardes de Pin noir (Galio-Pinetum luzuletosum) et les forêts de Pin maritime et de Chêne liège aquitaniennes (Pino pinastri-Quercetum suberis). Lorsque la Fougère aigle y est dominante, elle forme des nappes hautes et étendues (forêts claires ou dégradées appauvries) créant une atmosphère sombre. A ceci s'ajoutent ses propriétés allélopathiques qui bloquent la levée de dormance des graines du sol. En conséquence, seules les espèces printanières subsistent (Muguet, Scille à deux feuilles et parfois le Maïanthème).

Milieux intermédiaires.
Les clairières et coupes de ces forêts (Epilobietea angustifolii, Sambuco racemosae, Salicion caprae) sont également des biotopes de choix pour cette fougère.

Dans les landes des régions atlantiques et sub-atlantiques de l'Europe continentale plus ou moins humides à Callune (Callunion vulgaris) et à Bruyère cendrée (Ericion cinerae), mais également celles à Genêt velu (Genistion pilosae), Genêt à balais (Cytisus scoparius), à Myrtille (Vaccinion myrtilli) et Myrtille des marais (Vaccinion uliginosi), la fougère aigle s'installe afin de préparer la reconstitution de chênaies acidophiles (Quercion).

On retrouve également cette fougère dans des zones plus ou moins anthropisées telles que les fruticées supra-méditerranéennes à Prunellier noir et à Ronces (Pruno-Rubenion fruticosi). En effet, ces biotopes sont typiques des parcelles agricoles sous-exploitées, voire abandonnées du sud montagneux de la France. Dans ces alliances (Epilobietea angustifolii, Sarothamnion scoparii et Cytision oromediterraneo-scoparii), la Fougère aigle sera toujours sur sol acide et moyennement frais et est particulière aux sols pauvres en matière organique animale. Le genêt à balai sera, quant à lui, propre à des zones plus riches et récemment labourées ou brulées. Enfin, les ronces se développeront sur des sols riches en éléments nutritifs.

Certains mur et rochers humides même calcaires (Cystopteridion fragilis) peuvent accueillir un développement fugace de cette fougère, elle n'y survit que quelques années. D'autres lieux anthropisés peuvent également accueillir la fougère aigle, il s'agit souvent de chemins, de talus ou encore de terrains vagues et de friches, avatars des peuplements sus-mentionnés.

Caractère indicateur

Pteridium aquilinum indique  des sols acides pauvres ou riches en bases et engorgés en matière organique végétale. Elle indique également une carence en matière organique animale et en azote. Une prairie agricole contenant cette plante de manière significative évolue vers la lande.

Propagation

D'après Y. Dumas durant les deux derniers siècles, la fougère aigle « a vraisemblablement été favorisée par l'abandon de sa récolte, la plantation de Pin en plaine et la désertification de zones rurales ». Bénéficiant de sa capacité à se développer dans des conditions de luminosité faible, d'un réseau de rhizomes envahissant les ouvertures de peuplement, de ses propriétés allélopathiques, et de sa toxicité envers les animaux, elle colonise de nouveaux espaces.

En foresterie, cette extension doit être limitée car elle présente bien des inconvénients. En effet, elle envahit complètement les jeunes plantations, il est alors nécessaire d'effectuer le dégagement fréquent des jeunes plants. De même, elle rend la circulation très difficile dans les peuplements en été, ce qui gêne la gestion sylvicole.

Le gibier (lapin, lièvre, chevreuil) ne s'en nourrit pas ou se rabat sur les jeunes plants ; les couverts sont monotones et peu d'oiseaux en tirent parti. Il n 'y a guère que la faune du sol (Arthropodes, Micromammifères) qui puisse abonder dans ces conditions. Son caractère exclusif, empêche l'apparition de buissons que bien des animaux (oiseaux, chevreuils) pourraient mettre à profit comme abri et comme source de nourriture.

Éradication

La Fougère-aigle est nuisible aux forêts et très difficile à éradiquer. Une étude est actuellement en cours pour proposer différents moyens de limiter l'extension de la fougère et de lui substituer d'autres plantes ligneuses au grand bénéfice de la faune et de la sylviculture.

Pour être efficace, une éradication par la fauche doit comprendre au moins deux fauches à des dates choisies en fonction du cycle biologique de la plante afin d'affaiblir le plus possible le rhizome. Il a été montré que deux fauches, une fin juin et une fin juillet permettent une diminution progressive de l'importance des fougères. Cette diminution est plus lente que dans le cas du traitement chimique à l'Asulame, herbicide spécifique (de l'ordre de –50% en trois ans) ou le glyphosate, au spectre d’efficacité plus large.

Une fauche rase n'est pas indispensable et est même à éviter sur certains types de végétation sensibles comme par exemple les landes mésophiles. Il est à noter que les effets de la fauche ne sont réellement visibles qu'après deux ou trois années de traitement.

Le chaulage permet également de limiter cette espèce des terrains très acides.

Utilisations

Paillage antifongique

La fougère, en particulier la fougère aigle (Pteridium aquilinum) commune dans les landes et forêts françaises, peut être utilisée en jardinage biologique. On la récolte de préférence sèche ou jaunissante, à l'automne. À cette époque de l'année, sa vocation première est de servir de protection contre le gel à toutes les plantes sensibles: mâches, chicorée sauvage, scarole, artichaut...

Quand vient le printemps, la fougère se transforme en matériau idéal pour la couverture du sol. C'est dans les fraisiers qu'elle donne le meilleur d'elle-même grâce a son action allélopathique antifongique contre la pourriture grise. Mais on peut également l'utiliser pour pailler toutes sortes de cultures dès lors que le sol s'est réchauffé, en guise d'assurances anti-sécheresse et anti mauvaises herbes.

En paillage frais ou sec de 5 cm d'épaisseur environ, elle attire mais empoisonne les limaces car elle contient un aldéhyde se transformant en métaldéhyde après fermentation. Le purin de fougère peut également être utilisé à cet effet et il serait encore plus efficace si l’on ajoute quelques marrons d’Inde écrasés lors de la fabrication.

Purin de fougère insecticide

Le purin de fougère est également un insecticide puissant qui permet de détruire le puceron lanigère (que la plupart des insecticides chimiques n’arrivent pas à contrôler). Il serait également efficace contre le taupin de la pomme de terre et la cicadelle de la vigne. Utiliser en pulvérisation dilué à 10 % (laisser fermenter 1 dose de fougère dans 10 doses d'eau puis diluer le résultat de la fermentation dans 10 fois son volume d'eau et pulvériser). C’est un des rares insecticides à utiliser en « curatif ».

Engrais vert.

La fougère aigle pousse dans les sols acides mais elle n'acidifie pas le sol: c'est une plante améliorante qui contient de grandes quantités de chaux, remède naturel contre l'acidité. Mieux elle constitue un véritable engrais vert, 7 fois plus riche en azote, 3 fois plus riche en phosphore et 5 fois plus riche en potasse que le fumier de vache ! Il est donc souhaitable de l'incorporer au sol après qu'elle ait servi de "mulch". Elle favoriserait le développement d'un important chevelu racinaire.

Dans l'Ouest des Pyrénées, l'agriculture traditionnelle en tire encore profit. Fauchée fin juin, à demi séchée et très lentement brûlée dans une fosse deux fois plus profonde et large (pour éviter les flammes, les agriculteurs recouvrent sans cesse le foyer de nouveaux combustibles), elle donne une cendre très riche en potasse[8].

La fougère mâle (Dryopteris filix-mas) aurait des propriété proches de la fougère aigle, sauf les actions antifongiques.

Teinture

En présence de chrome, le rhizome de la fougère aigle teint la laine en jaune. Les crosses, quant à elles, teignent la laine en jaune-verdâtre avec de l'alun ou du chrome. Elles teignent la soie en gris avec du sulfate de fer

Usage alimentaire
Pteridium aquilinum, rhizome.

En raison de la grande propagation de la fougère aigle, on a consommé son rhizome dans de nombreuses parties du monde. Son épaisseur et sa teneur en amidon sont variables. Elles dépendent de son biotope.

Il est généralement considéré comme toxique cru, et il faut donc le faire cuire. Par exemple, il peut être coupé en morceau et bouilli. Une fois moulu on obtient une purée, une fois séchée, une farine. En Europe, cette préparation a souvent été mêlée à de la farine de céréale pour faire du pain. Jusqu'au XIXe siècle, le pain de fougère aigle formait parfois la base de l'alimentation en cas de disette. Cette récolte sauvage est aujourd'hui laissé en désuétude[6]. A Palma, on consommait ce mélange de rhizome moulu et de farine en bouillies. En Sibérie, on mettait à fermenter ces rhizomes avec les 2/3 de leur poids en malt pour en faire une sorte de bière. Au Japon, on en extrayait la fécule par un long procédé qui servait à confectionner des mochis, gâteaux cuits à la vapeur. Enfin, les indiens d'Amérique du Nord faisaient cuire ce rhizome pendant des heures dans leur four souterrain. Ils en mangeaient la partie comestible et recrachaient les fibres.

Pteridium aquilinum, crosse

images

Les jeunes pousses

Que ce soit en Europe, en Asie ou en Amérique, on a utilisé les jeunes pousses de fougères. D'après F. Couplan, « il faut prendre soin de les choisir avant que les crosses terminales aient commencé à se dérouler et de ne cueillir que le sommet de la jeune-pousse qui doit se casser entre les doigts ». En effet, les crosses développées ainsi que les frondes matures semble être toxiques. Elles sont mucilagineuse, on peut donc s'en servir pour épaissir des préparations telles les soupes. Au Japon, elles sont fréquemment utilisées comme légumes ou conservées au sel, à la lie de saké (vin de riz) ou au miso de riz (pâte de riz ou de sel fermenté). Leurs principes indésirables sont alors éliminés en faisant bouillir les crosses dans de l'eau à laquelle on a ajouté des cendres de bois. Après avoir macéré vingt-quatre heure, les crosses peuvent être utilisées comme sus-mentionné ou cuite à la vapeur ou même consommées crues. Elles sont alors croquantes.

Usages médicinaux

Inusitée comme médicinale dans la majeur partie de l'Europe, elle est néanmoins réputée aux Baléares comme dépurative et antipléthorique. Cependant, la fougère aigle a souvent servi à remplir les paillasses qu'on jugeait capable d'interrompre l'énurésie des enfants. Selon P. Lieutaghi, « c'est une plante toxique susceptible d'entraîner des troubles nerveux, des hémorragies intestinales et d'induire des tumeurs cancéreuses ». Un usage médicinal domestique est donc à bannir, il est réservé aux professionnels.

Toxicité

Toutes les parties de la fougère aigle sont considérées comme toxiques en raison de leur teneur en aquilide A et aux dérivés du cyanure, les crosses dégagent d'ailleurs une odeur d'amande amère à la cuisson. D'après une étude faite au Japon, les crosses crues de Fougère aigle pourrait contenir des substances cancérigènes, un hétéroside cyanogénétique ainsi qu'une enzyme (thiaminase) qui détruit la vitamine B1 dans l'organisme. Les frondes arrivées à matûrité, qu'elles soient fraîches, cuites ou séchées, sont également toxique.

Les animaux qui abusent de cette fougère (rongeurs, jeunes bovins en stabulation libre avec fougère utilisée comme litière) sont atteints d'une maladie mortelle nommée "pteridisme". Les chevaux peuvent également en souffrir s'ils en consomment en forte dose (plus de 2 kg par jour pendant 1 mois). À petite dose, il semble possible les soigner en augmentant leur taux de vitamine B1. De plus, une fois ingérées, les frondes matures provoquent des lésions du système digestif.

Les massifs de fougères pullulent souvent de tiques propageant des maladies redoutables pour les chiens comme pour l'homme si elles ne sont pas décelée à temps (Maladie de Lyme notamment).

Posté par seuleseulesseule à 23:37 - ordonnance de Dame Nature - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 février 2008

alambic maison simple...

Alambic maison
Materiel :  un récipient (marmite, casserole) de 4-5 litres de contenance,
un gros saladier ou d'un wok,
une petite marmite de 1 litre environ.
Le gros récipient est rempli de vin, de bière ou de cidre. Au dessus est suspendu la petite marmite. Le saladier, ou le wok, est rajouté sur l'assemblage et sert de couvercle et de surface de condensation. Il devra être rempli d'eau froide ou de glace.

On chauffe alors le gros récipient pendant 15 minutes à feu très fort. Quand le contenu est à ébullition, diminuer le feu et continuer à faire bouillir à feu doux...
Environ 10 minutes plus tard, retirer soigneusement le liquide (distillat) qui s'est déposé dans la petite marmite. Il s'agit de méthanol - toxique - que l'on reconnait par son odeur caractéristique similaire à la colle. Bien nettoyer la marmite.

Poursuivre la distillation : tout ce qui apparaît ensuite dans la petite marmite est composé de 60% d'alcool - buvable - si le liquide de départ est du vin.
Le saladier doit pendant tout ce temps rester froid.

Durée La distillation dure environ 90 minutes. Ensuite il ne reste que de l'eau, qui sera elle aussi distillée si l'on poursuit l'opération. Mieux vaut donc s'arrêter là !
La recette originale vient d'Ukraine.

Explication scientifique :
Le méthanol (toxique) bout à 70° C environ. Ensuite apparaît l'éthanol, buvable. L'apport de chaleur fait d'abord s'évaporer l'alcool le plus volatile.
Le vin ne contient que des traces de méthanol. il n'est donc pas nécessaire d'éliminer le premier distillat en théorie. Mais il vaut mieux être prudent...
On  peut utiliser des fruits bien mûrs. ils contiennent du sucre, qui se transforme en alcool lors de la distillation. Attention : l'utilisation de fruits fait apparaître beaucoup de méthanol !
Il est important d'enlever les meurtrissures et les tiges des fruits avant de les utiliser. Les fruits auront passé 3 à 4 semaines au calme avant d'entrer dans le processus de distillation. Cette période permet aux fruits de fermenter et d'attendre naturellement un taux d'alcool de 6 à 8%. A partir de cette matière première on peut produire un alcool à 30-40%.
On peut aussi utiliser du sucre, mélangé à 1 ou 2 livres de concentré de tomate et 5 litres d'eau.


Posté par seuleseulesseule à 17:40 - bricolage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 janvier 2008

tea tree

Huile essentielle de Tea-tree

Le tea-tree, littéralement arbre à thé, n'a aucun lien de parenté avec Camellia sinensis, le thé, la fameuse boisson britannique. Le tea-tree appartenant à une sous espèce de la famille de Myrtacées, s'apparente au cajeput, au niaouli, au clou de girofle, à l'eucalyptus et au myrte.

imagesimages_3images_2images_1

Le genre Melaleuca compte quelque 150 éspèces d'arbres et d'arbustres, plus connues sous les noms d'arbres à thé ou, plus rarement, de myrtes à miel. Leur nom scientifique vient du grec melas (noir) et leukos (blanc) : en effet, l'écorce est foncée sur le tronc et les branches anciennes, alors qu'elles est blanche sur les jeunes rameaux. Malaleuca alternifolia et Melaleuca leucadendron sont deux éspèces parmi les plus connues et se rencontrent principalement en Australie et en Asie du Sud-Est. C’est un arbuste d'aspect délicat.
Infections vaginales.
L'ensemble des huiles essentielles qui appartiennent à la famille des Myrtacées regorge de vertus ant-infectieuses, qui sont très marquées en ce qui concerne le tea-tree.
L'huile essentielle de tea-tree contient comme principaux principes actifs de grandes quantités de terpinéol, de cinéol, de pinène, de terpinènes ainsi que divers alcools.
De couleur jaune pâle ou même parfois incolore, l'huile essentielle de tea-tree diffuse une odeur très caractérisée de médicament, qui ressemble un peu à l'huile essentielle d'eucalyptus.
Il convient de bien s'informer avant d'acheter de l'huile essentielle de tea-tree, car il existe de nombreuses variétés et sous espèces de tea-tree, il est donc possible de se tromper ; il y a cependant quelques marchands d'huiles essentielles dont la source d'approvisionnement de tea-tree véritable est clairement authentifiée.
L'huile essentielle de tea-tree est certainement l'huile provenant de Melaleuca la plus employée en aromathérapie, même si cette huile est probablement utilisée depuis moins longtemps en Europe que les huiles de cajeput ou de niaouli.
Provenant d'Australie, le tea-tree y est d'ailleurs utilisé depuis les temps les plus anciens par les aborigènes.
En aromathérapie, l'huile essentielle de tea-tree couvre un grand nombre d'applications ; sa principale particularité est sans nul doute qu'elle lutte efficacement contre les trois catégories d'organismes infectieux que sont les bactéries, les champignons et les virus.
En second lieu elle représente un puissant immunostimulant qui renforce les défenses immunitaires de l'organisme lorsque celui si est menacé par l'infection.
Sa propriété la plus précieuse est certainement son action immunostimulante, elle est très utile particulièrement pour soulager les maladies affaiblissantes comme la mononucléose infectieuse ou pour les sujets qui sont victimes d'infections à répétition ou qui ont du mal à récupérer d'une maladie.
L'huile essentielle de tea-tree est d'un précieux secours dans le traitement de la fibromyalgie, et grâce à son action sur le système immunitaire elle peut aussi s'avérer utile pour aider les porteurs du VIH.
D'une efficacité redoutable contre les rhumes, la grippe et les maladies infectieuses chez l'enfant, on peut l'utiliser dans le bain dès l'apparition des premiers signes du rhume et de la grippe ; elle aura alors pour effet de stimuler une sudation importante, ce qui constitue pour la naturopathie et d'autres médecines naturelles une réaction adaptée contre l'infection.
Cette réaction suffit dans la majeure partie des cas à éviter que le rhume ou la grippe ne se développent ou tout du moins à les empêcher d'empirer et à enrayer les infections secondaires.
Dans la plupart des cas, l'huile essentielle de tea-tree n'irrite pas la peau et peut s'utiliser non diluée.
De toutes les manières, il faut que très peu d'huile essentielle pour obtenir des résultats ; ainsi 3 gouttes dans un bain suffisent pour profiter pleinement de ses propriétés anti-infectieuses.
L'huile essentielle de tea-tree peut aussi s'utiliser pour contrer l'apparition des boutons de fièvre, il suffit alors de tamponner la zone à l'aide de l'huile, ceci avant l'apparition des cloques.
L'huile essentielle peut éventuellement être diluée au préalable dans de l'alcool puis employée avec succès contre les vésicules du zona et de la varicelle.
Utilisée pure en application locale, l'huile essentielle de tea-tree permet d'éliminer les verrues.
En alternance avec l'huile essentielle de lavande et l'huile essentielle de bergamote, l'huile essentielle de tea-tree permet de combattre l'acné.
De même cette huile précieuse est aussi efficace lorsqu'il s'agit de faire disparaître les tâches souvent douloureuses que les femmes attrapent les jours précédents leurs règles et qui se localisent autour du nez et du menton.
S'il existe de nombreuses huiles essentielles qui détiennent une efficacité contre les bactéries et les virus, peu d'entre elles sont aussi antifongiques.
L'huile essentielle de tea-tree, est efficace contre les bactéries, les virus et les champignons ; elle peut donc s'utiliser pour soigner les affections de types fongiques, comme la teigne et le pied d'athlète, mais elle est aussi efficace pour contrôler le développement et l'activité des levures candida tout en permettant en parallèle à l'organisme de renforcer ses défenses immunitaires.
De multiples essais in vitro ont établi l'action germicide de l'huile essentielle sur plusieurs pathogènes classiques du milieu vaginal, notamment Trichomonas vaginalis et Candida albicans, mais on ne dispose pas encore d'études sur les humains permettant d'établir hors de tout doute son efficacité dans le traitement des infections vaginales, de même que son innocuité. En 1962, un gynécologue publiait les résultats d'une série d'études de cas portant sur 130 femmes dont les infections vaginales furent traitées à l'huile essentielle de melaleuca (douches vaginales avec une solution à 1 % d'huile essentielle et tampons vaginaux imbibés d'une solution à 20 %, gardés en place pendant 24 heures). Après avoir comparé les résultats de ces interventions à ceux obtenus dans un groupe témoin traité à l'aide de suppositoires renfermant un germicide de synthèse, l'auteur concluait que les deux traitements étaient d'efficacité semblable.9 L'auteur d'une étude de cas publiée en 1991 rapportait que sa patiente, ayant refusé le traitement classique au métronidazole, avait soigné avec succès sa vaginite bactérienne à l'aide de tampons imbibés d'huile essentielle de melaleuca.

L'huile essentielle de tea-tree s'utilise aussi de manière préventive pour préparer et renforcer la résistance des patients qui ont à subir une intervention chirurgicale.
Les bains et les massages quelques semaines avant l'opération ( appliquer 10 à 20 gouttes d’H.E. sur la région à opérer et le long de la colonne vertébrale.) ainsi que des massages après l'opération permettent d'atténuer le choc postopératoire.
L'huile essentielle de tea-tree est aussi d'une précieuse aide en inhalation pour combattre le catarrhe et la sinusite, mais peut aussi servir dans les brûle parfum ou en vaporisation pour contrer les épidémies, et aussi mélangée dans une crème protectrice pour l'érythème fessier...
A savoir que l'huile essentielle rentre bien souvent dans la composition des lotions, crèmes et dentifrices du commerce.

Sinon allez vite télécharger le petit livre gratuit à l'usage de l'HE de tea tee très complet de Doris Zehrem (pdf, 56 pages) : Mélaleuca, l'or vert du cinquième continent.

Ainsi que quelques applications:
Mycoses des voies digestives: 1 gt. + 1 gt. Cannelle écorce sur comprimé neutre, 4x par jour (Editions MDB)
► Plaies: 1 gt. + 1 gt. Lavandin (Editions MDB)
► Bain purifiant contre les impuretés de la peau: 15 gt. + 5 gt. Orange douce dans 4 bouchons de Base pour bains. 20 minutes. (Dr. Valnet)
► Huile de la peau: 30 gt. + 20 gt. Géranium rosat dans 50 ml d'Huile de massage. Appliquer en massages doux tous les soirs pour retrouver un épiderme parfaitement net. (Dr. Valnet)
► Huile de beauté stimulante contre le froid: 5 gt. + 20 gt. Pamplemousse dans 50 ml d'Huile de massage. Secouer avant chaque utilisation et appliquer le soir. Ne pas s'exposer au soleil. (Dr. Valnet)
► Hygiène dentaire et blanchiment des dents: 1 gt. + 1 gt. Citron sur brosse à dent avant le dentifrice, au quotidien (Dr A. Zhiri)
► Huile anti-acné: 10 cl dans 100 ml d'HV Noisette (Belle Santé magazine)
► Mycoses des pieds: 1 gt. localement ou bain de pied: 5 gt. + 5 gt. Lavande dans base pour bains (Belle Santé magazine)
► Pellicules: masque capillaire avec 20 gt. + 20 gt. Citron dans 5 cl d'HV. Bien masser puis emballer ses cheveux dans un torchon et laisser agir une heure avant de faire votre shampoingt. Une fois par semaine (Belle Santé magazine)
► Verrues: 1 à 2 gt. sur la verrue et recouvrir d'un pansement. Renouveler chaque jour jusqu'à disparition (Belle Santé magazine)
► Herpès: 1 gt. sur le bouton, plusieurs fois par jour (Belle Santé magazine)
► Renforcer ses défenses immunitaires et purifier son système respiratoire: 10 gt. + 8 gt. Eucalyptus Radiata + 2 gt. Thym à linalol dans une base pour bains, 15 minutes (Belle Santé magazine)
► Reprendre des forces après opération ou maladie infectieuse: 50 gt. + 50 gt. Pamplemousse + 30 gt. Géranium rosat dans 10 cl d'HV, massage du thorax et du haut du dos (Belle Santé magazine)
► Anémie et fatigue physique: 5 gt. + 5 gt. Lavande + 10 gt. Citron dans une base pour bains, 20 minutes (Belle-Santé magazine)
► Tâches brunes sur la peau: 10 gt. + 50 gt. Citron + 10 gt. Géranium rosat dans 10 cl d'HV. Se masser l'épiderme chaque soir. Ne pas utiliser avant de s'exposer au soleil! (Belle-Santé magazine)
► Brûlure, coupure ou écorchure: 20 gt. + 30 gt. Lavande + 50 gt. Géranium rosat dans 5 cl d'HV. En lotion ou compresse (Belle-Santé magazine)
► Angines: 1 gt. + 1 gt. Lavande dans un verre avec une demi-cuillère à café de sel fin, remplir d'eau tiède et utiliser en gargarisme, sans avaler (Belle-Santé magazine)
► Egratignures, désinfectant pour plaies: 30 gt. + 30 gt. Lavande dans 10 cl de vinaigre de cidre et 10 cl d'eau bouillie (Belle-Santé magazine)
► Soin anti-pelliculaire: 30 gt. + 50 gt. Petit grain bigarade + 20 gt. Pamplemousse dans 10 cl d'huile d'olive. Se masser le cuir chevelu et laisser agir une heure avant de faire le shampoing (Belle-Santé magazine)
► Barrière anti-virale: 10 gt. Ravensare + 5 gt. Lavande + 5 gt. Niaouli dans une base pour bains, 20 minutes. Puis se masser l'épiderme avec l'huile suivante: 20 gt. + 30 gt. Lavande + 50 gt. Ravensare dans 10 cl d'HV (Belle-Santé magazine)
► Couperose: 10 gt. + 20 gt. Orange douce + 20 gt. Citron + 50 gt. Pamplemousse dans 10 cl d'HV. Massages réguliers de l'épiderme. Ne pas s'exposer au soleil.  (Belle-Santé magazine)

Posté par seuleseulesseule à 20:52 - ordonnance de Dame Nature - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 janvier 2008

bourse à pasteur

La bourse-à-pasteur est l'une des meilleures plantes médicinales hémostatiques et circulatoires. Avec elle, vous viendrez peut-être à bout des cicatrisations difficile, des règles trop abondantes, des hémorroïdes ou des varices.
Altitude : jusqu'à 2500 m.
Taille : de 15 à 40 cm.
Floraison : de février à novembre.
Cycle de vie : annuelle persistant parfois en hivers.
Répartition : france : Adventice très répandue et très envahissante.
Habitat : bords des routes, champs, jardins, terrains vagues
capsella_bursa_pastoris

Appelée aussi capselle (Capsella bursa pastoris), ou bourse à capucin, molette à berger, bourse à Judas, boursette, cette plante médicinale de taille moyenne pousse dans les cultures sarclées ou sur le bord des chemins. Une tige, sortant d’une rosette de feuilles velues, s’élance, se partage en plusieurs autres tiges portant des petites feuilles en forme de lance, puis tend quelques cœurs et se termine par une modeste inflorescence blanche.

On dit qu'à la ceinture des bergers d'autrefois, pendait une bourse, vaguement triangulaire, qui était toujours plate, les bergers étant très pauvres, c'est bien connu. C'est à cause de la ressemblance des fruits de la plante à cette fameuse bourse qu'on lui a donné le nom de bourse-à-pasteur, plus rarement bourse à berger, ou encore mollette de berger.

D'ailleurs, il est intéressant d'observer qu'en français comme en anglais, le mot « pasteur » apparaît dans le nom de nombreuses plantes. Ainsi, on a l'horloge de pasteur, la boussole de pasteur, l'aiguille de pasteur, la pipe de pasteur, la massue de pasteur... On peut imaginer que toutes ces plantes ont fait office d'outils et d'instruments de fortune pour les pasteurs qui, six ou sept mois par année, vivaient loin de tout et devaient se débrouiller avec ce qu'ils trouvaient dans le milieu sauvage.

On la cueille toute l’année, mais de préférence de fin mai à septembre. On coupe la racine et on fait sécher la plante entière (tige, feuilles, fleurs et fruits) à l’ombre. On la conserve dans une boîte en carton.

La bourse-à-pasteur contient beaucoup de potassium, des alcaloïdes des flavonoïdes et principes actifs (vitamine K et tyramine) vasoconstricteurs et antihémorragiques qui lui donnent des propriétés hémostatiques et cicatrisantes remarquables.
En tamponnant la peau avec de la bourse-à-pasteur fraîche, on arrête un saignement de nez ou d’une coupure. Certains chercheurs pensent qu’un champignon parasite augmenterait ces propriétés hémostatiques. La bourse-à-pasteur a longtemps été employée comme un régulateur des troubles menstruels.
Capsella bursa pastoris : bourse à pasteurActuellement, la plante est plutôt conseillée pour lutter contre les troubles cardiaques et pour réguler la circulation sanguine. Hypotendus et hypertendus peuvent en boire des tisanes sans problème. D'autres constituants donnent à la plante des vertus reconnues par la tradition mais aussi par des recherches scientifiques qui n’ont pas encore déterminé avec précision tous les principes actifs responsables. Circulatoire, la plante est aussi diurétique, anti-infectieuse et anti-inflammatoire.

La plante bourse à pasteur en fleur.
Elle est conseillée pour lutter contre les :
• règles trop abondantes (notamment à la puberté) ou irrégulières ;
• hémorragies utérines et spasmes utérins ;
• troubles de la ménopause
• hémorroïdes et varices ;
• jambes lourdes ;
• dorsalgies ;
• ulcères gastriques ;
• infections et insuffisances urinaires ;
• plaies.

Une seule contre-indication
La bourse-à-pasteur a aussi une réputation de plante abortive. C’est pourquoi elle est absolument déconseillée pendant la grossesse.

Vous pouvez vous procurer des plantes séchées sur les marchés, dans les boutiques diététiques et les pharmacies (qui peuvent aussi proposer de la teinture ou de l’extrait fluide). Le plus facile étant bien sûr d’aller en cueillir soi-même au cours d’une promenade.

• Infusion : 50 g par litre d’eau. Laissez infuser 10 minutes. 2 à 4 tasses dans la journée.
• Décoction au vin pour la circulation : faire bouillir pendant 10 minutes, un mélange de 50 g de bourse-à-pasteur et de vigne rouge (à part égale) dans un litre de vin rouge (bio, de préférence). Boire un petit verre avant le déjeuner et le dîner.
• Décoction au vin pour les lumbagos et sciatiques : faire bouillir pendant 10 minutes, un mélange de 50 g de bourse-à-pasteur et de prêle dans un litre de vin rouge. Un petit verre avant le déjeuner et le dîner.
• Extrait fluide : 3 cuillérées à dessert par jour
• Teinture : 20 gouttes, 2 fois par jour, dans un verre d’eau.
• "confiture" : écraser une partie de plante fraîche dans 2 parties de miel avec un mortier : une cuillérée à café, 2 fois par jour.
• Cataplasmes et compresses : appliquer sur la plaie (ou les hémorroïdes) la plante fraîche.
bourse_a_pasteur

Elle a aussi un rôle dans l'équilibre écologique
Tout comme le plantain, la bourse-à-pasteur est l'une des premières plantes à coloniser une terre nue. Dans ce sens, elle contribue à réduire les effets de l'érosion résultant de l'action du vent ou de la pluie. Il faut la remercier pour cela d'autant plus qu'elle a une remarquable capacité d'adaptation aux sols de toute nature. Par contre, elle est dotée d'une prodigieuse fécondité - une seule plante peut mûrir 50 000 graines - ce qui, pour les jardiniers qui auront négligé de l'arracher au bon moment, représente des années et des années de lutte acharnée pour l'éradiquer du potager. Toutefois, peut-être se consoleront-ils de savoir que ses graines sont très appréciées des oiseaux. Il ne faut donc pas hésiter à ramasser la plante et à la faire sécher pour les récupérer et les mettre dans les mangeoires. L'hiver, à - 20 ° C, en pleine tempête, cela fait chaud au coeur de voir les minuscules mésanges manger tout leur content.

Mais nous aussi nous pouvons la déguster...
En Europe, on a mangé les jeunes rosettes de feuilles, crues ou cuites, au printemps surtout. On les a également conservées par lactofermentation. Au Japon, elles constituent l'une des sept herbes printanières traditionnelles, hachées et cuites avec du riz et d'autres plantes sauvages. Un peu sucrées, les petites fleurs blanches bourse_a_pasteur_fleurpeuvent s'ajouter aux salades. On peut également exprimer le suc de la plante fraîche et l'ajouter à un jus de légumes. Enfin, les petites graines capbpis1possèdent une saveur piquante qui en fait un excellent condiment.

Êtes-vous du type « bourse-à-pasteur »?
Pour les naturopathes, il existe un type de femme « bourse-à-pasteur », comme il y a un type de femme « achillée millefeuille », «camomille» ou « alchémille ». La femme « bourse-à-pasteur » est peu compliquée, optimiste, pleine de vie et d'enthousiasme; de plus, elle possède une extraordinaire aptitude à récupérer rapidement après une maladie. Utile à toutes les femmes (quel que soit leur type) épuisées par de nombreuses grossesses ou par les interminables veilles qu'imposent parfois la naissance et les premiers mois de la vie d'un enfant, la plante serait particulièrement bénéfique aux femmes « bourse-à-pasteur », car elle rehausserait leur faculté de récupération rapide et complète à la suite d'une période d'épuisement profond.

Posté par seuleseulesseule à 22:58 - ordonnance de Dame Nature - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 janvier 2008

goji berry

Les polysaccharides de la baie de goji : des propriétés antitumorales et immunostimulantes

La baie de goji est utilisée depuis des milliers d’années en médecine traditionnelle chinoise pour améliorer la santé dans son ensemble, protéger la vision, renforcer le système immunitaire, protéger le fonctionnement du foie, améliorer la circulation et la production de spermatozoïdes ainsi que pour renforcer les performances sexuelles. De nombreuses recherches, la plupart réalisées en Chine, confirment son intérêt pour la santé. C'est probablement de ce goji que consommait le Chinois ayant, selon la tradition, vécu pas moins de 256 années!
Li_chingYuen

A noter que pour ce qui concerne le Gojy Berry, cette plante si merveilleuse
à pour autre nom le Lycium Tibeticum, ou Lyciet du Tibet.Le nom "Goji" a été donné à cette plante, à partir de 1974, en tant que nom familier, par le médecin & chercheur botanique tibétain Dobos Bradley ainsi que, à sa suite, par de nombreux botanistes tibétains, lors de leurs études et de leurs recherche relatifs à la médecine tibétaine.

Une autre plante, le Lyciet de Barbarie, qui est de la même famille, possède les mêmes propriétés. Mais il a un "inconvénient", il ne lui faut pas produire de CO pour arriver chez moi puisqu'il pousse dans mon jardin. Il a donc moins de qualités étonnantes, puisqu'il n'est pas exotique.

Depuis le début des années 1980, la baie du goji a fait l’objet d’un nombre important d’études qui justifient son usage historique. Plusieurs d’entre elles ont été publiées en Chine par la prestigieuse commission scientifique et technologique gouvernementale. Celle-ci a déclaré la baie de goji trésor national ; dans les récents jeux nationaux, elle est devenue l’arme secrète des nageurs chinois pour se classer parmi les meilleurs et figurer dans l’équipe olympique.
Les études de la commission gouvernementale chinoise ont en particulier documenté les propriétés antioxydante et immunostimulante du goji. D’autres études réalisées pour le compte du gouvernement chinois ont montré que la baie de goji est extrêmement utile pour protéger le foie, améliorer la qualité du sang et la vision.
Le goji est un petit fruit rouge ressemblant à une cerise allongée. D’origine tibétaine, il est cultivé principalement dans le sud-est de la Chine. La baie de goji contient des polysaccharides uniques constitués de sucres tels le rhamnose, le xylose, le mannose, l’arabinose ou le galactose. Elle contient également du bêta-carotène et de la zéaxanthine.

Soutient la santé du système immunitaire. Goji_fruits

De nombreuses études chez l’animal ont montré que la baie de goji soutient un système immunitaire fort en augmentant le taux de transformation des lymphocytes et en améliorant la fonction de phagocytose des macrophages. Elle aide la transformation de lymphocytes de rate induite par la concavaline-1. Elle accroît les réactions des anticorps aux cellules T dépendantes des antigènes, ce qui signifie que la baie de goji renforce sélectivement la réponse des cellules T immunitaires2. Elle renforce la réponse des cellules T immunitaires en augmentant le nombre de récepteurs E sur la surface des cellules T ou en augmentant directement le nombre de cellules T. Le Dr Zhou Jinhuang, dans une revue de la recherche, a souligné que les polysaccharides de la baie de goji stimulent l’immunité à médiation cellulaire. Chez des animaux de laboratoire, avec une dose quotidienne de 5 à 10 mg/kg pendant une semaine, les polysaccharides de la baie de goji peuvent augmenter l’activité des cellules T, des cellules T cytotoxiques et des cellules NK (cellules naturelles tueuses).

En 1988, dans un rapport scientifique publié par la commission d’État scientifique et technique chinoise, des chercheurs ont rapporté qu’après avoir absorbé 50 grammes de baie de goji, des sujets volontaires ont montré une augmentation de leur nombre de globules blancs et un accroissement de 75 % de leurs IgA (immunoglobulines anticorps). Dans une étude animale plus récente, les polysaccharides de la baie de goji ont stimulé la production d’interleukine-2, une substance similaire à une hormone, qui stimule la croissance des cellules sanguines importantes pour le système immunitaire, protégeant des cellules cancéreuses et de l’invasion des microbes3.
Une étude rapportée dans le journal de l’université médicale de Beijing (1992) notait que la baie de goji diminuait les anticorps associés à des réactions de type allergie probablement par un mécanisme de promotion des cellules T CD8 et par la régulation des cytokines. C’est peut-être par ce mécanisme que la baie de goji peut être utile dans le traitement du psoriasis.

Des propriétés antivieillissement

Traditionnellement, le goji est considéré comme un aliment agissant sur la longévité, la force et la puissance sexuelle. Dans plusieurs groupes d’études avec des personnes âgées, lorsque la baie a été donnée une fois par jour pendant trois semaines, elle a donné de nombreux résultats bénéfiques. Chez 67 % des patients, les fonctions de transformation des cellules T ont triplé et l’activité des interleukine-2 des globules blancs a été multipliée par deux. De plus, ces résultats ont montré que l’optimisme était augmenté de façon significative chez tous les sujets, l’appétit amélioré chez 95 % d’entre eux, que 95 % des patients dormaient mieux et 35 % d’entre eux avaient partiellement retrouvé leur fonction sexuelle.

Protège des lésions sur l’ADN  intro_goji

La baie de goji favorise une croissance cellulaire normale et améliore la restauration et la réparation de l’ADN. Une étude de l’université Fudan à Shanghai en Chine a constaté que lorsque l’on donnait des polysaccharides de la baie de goji à des animaux de laboratoire avec des lésions sur l’ADN et un diabète de type II, leur sucre sanguin diminuait tandis que les niveaux sériques de la superoxyde dismutase (SOD), un important antioxydant, augmentaient. De plus, la baie de goji diminuait les lésions sur l’ADN, probablement en réduisant les niveaux du stress oxydant. Les chercheurs ont tiré de ces résultats la conclusion qu’une supplémentation en extrait de baie de goji pourrait prévenir le développement de complications, voire même prévenir la tendance d’animaux diabétiques à développer d’autres problèmes de santé4.
Dans une étude réalisée en Chine sur des personnes âgées, la prise de baie de goji a provoqué une augmentation de 48 % de la superoxyde dismutase et de 12 % de leur hémoglobine, ainsi qu’une diminution de 65 % des lipoprotéines oxydées. Des tests réalisés dans les laboratoires de l’université de Tufts aux États-Unis montrent que la baie de goji a un pouvoir antioxydant légèrement plus élevé que celui de la vitamine E.

Protège les cellules des testicules

Une autre étude animale réalisée dans la même université a montré que les polysaccharides de la baie de goji protégeaient également des lésions sur l’ADN dans les cellules des testicules prétraitées avec la baie et exposées au peroxyde d’hydrogène. Cette étude pourrait être particulièrement intéressante pour les hommes ayant des problèmes de stérilité.

Diminue le risque cardio-vasculaire

Une étude sur modèles animaux a montré que la baie de goji est un puissant inhibiteur de la peroxydation lipidique5.
Plus récemment, des chercheurs ont isolé les polysaccharides de la baie et ont évalué leurs effets sur des rats diabétiques. 50 animaux ont été répartis en deux groupes, 10 servant de témoins et 40 avec un diabète induit par une seule dose de streptozotocine. Les animaux témoins et des animaux diabétiques non traités ont reçu une injection placebo. Les autres animaux diabétiques ont reçu pendant 30 jours des polysaccharides de baie de goji dans leur eau de boisson. À la fin de l’expérience, les indices d’oxydation dans le sang, le foie et les reins ont été examinés dans les différents groupes d’animaux. Les résultats ont montré que l’administration de polysaccharides de baie de goji pouvait restaurer à des niveaux proches de la normale des indices d’oxydation anormale. Cela indique que les polysaccharides de baie de goji pourraient constituer une protection efficace des tissus hépatiques et rénaux chez des rats avec un diabète induit et qu’ils pourraient être utilisés comme agent hypoglycémiant6.

Sur des modèles animaux, réduit le glucose et les lipides sanguins

Après trois semaines d’une alimentation supplémentée avec des polysaccharides de baie de goji, des animaux de laboratoire avec un diabète de type II ont montré une diminution significative de leur poids, des niveaux de cholestérol, de triglycérides et d’insuline. Les chercheurs en ont conclu que les polysaccharides de baie de goji pourraient être utiles pour améliorer l’insulinorésistance7.
Une autre étude a montré que les baies de goji contiennent de puissants antioxydants qui réduisent les niveaux de sucre et les concentrations de cholestérol total et de triglycérides chez des lapins, tout en augmentant le cholestérol HDL après 10 jours de traitement8.

Soutient la santé du cerveau

Dans une étude réalisée à l’université de Hong Kong, des chercheurs ont émis la théorie que l’extrait de baie de goji ayant des effets antivieillissement, il avait probablement également des effets neuroprotecteurs contre des toxines dans des maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer. Ils ont constaté que l’extrait de baie de goji protégeait les neurones d’animaux de laboratoire des effets toxiques de la protéine amyloïde bêta que l’on retrouve dans la maladie d’Alzheimer9.

Inhibe la croissance des cancers

Soixante-dix-neuf patients avec un cancer avancé ont été traités avec un médicament anticancéreux combiné à de la baie de goji. Les résultats ont montré une régression du cancer chez les patients avec un mélanome malin, un carcinome cellulaire rénal, un carcinome colorectal, un cancer du poumon, un carcinome nasopharyngé et un hydrothorax malin. Le taux de réponse des patients traités avec le médicament anticancéreux associé au goji était de 40,9 % contre 16,1 % pour les patients traités avec le seul médicament. La période de rémission des patients traités par l’association a également duré plus longtemps. Ces résultats indiquent que la baie de goji pourrait être un traitement adjuvant utile dans le traitement du cancer10. Une autre étude chinoise a indiqué que la baie de goji accroît la sensibilité à la radiothérapie et renforce le système immunitaire de patients cancéreux11.
Dans une autre étude, la baie de goji inhibait la croissance de cellules humaines de leucémie12.
Une étude a examiné les effets d’un extrait liquide de Lycium barbarum sur la prolifération cellulaire et l’apoptose de cellules de carcinome hépatocellulaire de rats et/ou d’humains. Les résultats ont montré que l’extrait de Lycium barbarum inhibait la prolifération cellulaire et stimulait l’apoptose médiée par la P53 dans les cellules de carcinome hépatocellulaire13.

Protège le foie

Une étude chinoise a montré que la baie de goji aide à contrer la toxicité du tétrachlorure de carbone dans le foie. Cet effet s’exerçait grâce à la présence dans le fruit de dipalmitate de zéaxanthine. Un autre composant de la baie de goji, appelé cérébroside, une combinaison de sucre et de graisse (un glucolipide), a montré qu’il protégeait mieux que ne le fait le chardon Marie les cellules du foie d’un produit chimique toxique nettoyant à sec14.
Une étude a été réalisée dans l’objectif d’examiner les effets préventifs de polysaccharide de Lycium barbarum sur le développement du foie gras alcoolique et de ses possibles mécanismes. Cent vingt-cinq rats Wistar ont été divisés de façon aléatoire en 4 groupes : un groupe témoin, un groupe témoin avec une perfusion d’alcool, un groupe avec une perfusion d’alcool avec 5 % de polysaccharide de Lycium barbarum et un groupe avec une perfusion d’alcool avec 10 % de polysaccharides. Les évolutions pathologiques du foie ont été étudiées, de même que les ALT, AST et GGT sériques et l’activité d’antioxydants hépatiques et des marqueurs de l’oxydation. Les résultats de cette étude qui a duré 5 semaines ont montré que les polysaccharides de Lycium barbarum pouvaient effectivement prévenir le foie gras alcoolique15.

Chez des souris âgées, la baie de goji exerce un effet hépatoprotecteur en inhibant la peroxydation lipidique des cellules du foie. Elle aide à réparer les lésions des cellules du foie induites par du CC14 et facilite le rétablissement d’une nécrose hépatique.

Contre-indication

Une étude a montré que la baie de goji augmente l’effet anticoagulant de la warfarine. Toute personne sous anticoagulant ne devrait utiliser le goji que sous contrôle médical

Posté par seuleseulesseule à 10:07 - ordonnance de Dame Nature - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »